AprÚs avoir développé un argumentaire détaillé à propos des AESH de notre pays, des similitudes et proximités avec les Animateurs en charge d'Enfants nous amÚnent à en dresser la situation et faire des propositions pouvant répondre à certains des besoins communs à ces deux catégories de travailleurs. Ces propositions ont été également adressées à Monsieur le Député Stépane Hablot suite à la rencontre évoquée dans l'article précédent "Argumentaire sur la situation des AESH"


Situation des Animateurs de Périscolaire et d'Accueils de loisirs


Les statuts des animateurs / les textes officiels

Il y a deux statuts : les personnes titulaires du BAFA (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur, diplÎme non professionnel) ou de certains autres diplÎmes peu qualifiants (https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000615233/) et les personnes titulaires du BPJPS (brevet professionnel de la jeunesse de l'éducation populaire et du sport).


A/ Le BAFA (le plus connu)

Permet d'encadrer des enfants et des adolescents, à titre non professionnel et de façon occasionnelle. Il faut avoir au moins 16 ans le 1er jour de la session de la formation (payante) au BAFA qui a pour objectif de préparer à exercer notamment les fonctions suivantes :

  • « Assurer la sĂ©curitĂ© physique et morale des mineurs et en particulier les sensibiliser aux risques liĂ©s aux conduites addictives ou aux comportements, notamment ceux liĂ©s Ă  la sexualitĂ©,
  • Participer Ă  l'accueil, Ă  la communication et au dĂ©veloppement des relations entre les diffĂ©rents acteurs,
  • Participer, au sein d'une Ă©quipe, Ă  la mise en Ɠuvre d'un projet pĂ©dagogique en cohĂ©rence avec le projet Ă©ducatif,
  • Encadrer et animer la vie quotidienne et les activitĂ©s,
  • Accompagner les mineurs dans la rĂ©alisation de leurs projets. »

Il a aussi pour objectif de permettre de développer les aptitudes des animateurs, notamment les suivantes :

  • « Construire une relation de qualitĂ© avec les membres de l'Ă©quipe pĂ©dagogique et les mineurs et veiller Ă  prĂ©venir toute discrimination,
  • Transmettre et faire partager les valeurs de la RĂ©publique (par exemple, la laĂŻcitĂ©).»

La formation pour l’obtention du BAFA, comporte 2 sessions de formation thĂ©orique et 1 stage pratique qui se dĂ©roulent obligatoirement dans l'ordre suivant :

  1. Session de formation générale, qui permet d'acquérir les notions de bases pour assurer les fonctions d'animation (8 jours minimum)
  2. Stage pratique dans un sĂ©jour de vacances, un accueil de scoutisme ou un accueil de loisirs qui permet la mise en Ɠuvre des acquis et l'expĂ©rimentation (14 jours minimum)
  3. Session d'approfondissement (6 jours minimum) ou de qualification (8 jours minimum) qui vous permet d'approfondir, de compléter, d'analyser les acquis et besoins de formation.

En fin de cycle, les 3 étapes validées par les directeurs de session sont examinées par le jury du BAFA de la délégation régionale académique à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (DRAJES). Ce jury octroie ou non le diplÎme. Le brevet est décerné par le recteur de région académique du lieu de la résidence du candidat. Il est possible de rajouter une session de qualification (voile, canoë-kayak, activités de loisirs motocycliste, surveillance de baignade).

Les fonctions d'animation peuvent ĂȘtre exercĂ©es, sous conditions, par les titulaires de certains diplĂŽmes dont la liste est fixĂ©e par arrĂȘtĂ© (par exemple les diplĂŽmes dĂ©livrĂ©s par la FĂ©dĂ©ration du scoutisme français). Pour trouver la liste de ces diplĂŽmes, consulter : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000615233/

Il est possible par la suite de passer le brevet d'aptitude aux fonctions de directeur (BAFD).

Un certain nombre de personnes s’inscrivant Ă  la formation pour l’obtention du BAFA sont soutenues financiĂšrement par les collectivitĂ©s locales, notamment celles oĂč se trouvent des quartiers prioritaires ou des zones d’éducation prioritaire.


B/ Le BPJEPS

Ce diplĂŽme atteste de la possession des compĂ©tences professionnelles indispensables Ă  l’exercice du mĂ©tier d’animateur, de moniteur, d’éducateur sportif. Son titulaire exerce le mĂ©tier d'animateur dans une association, un club sportif ou une entreprise. Il peut Ă©galement prĂ©parer les concours de la fonction publique territoriale (Ă©ducateur territorial des activitĂ©s physiques et sportives, animateur territorial) ou de la fonction publique hospitaliĂšre (animateur). Avec la mention  multi-activitĂ©s physiques ou sportives pour tous,  il exerce, le mĂ©tier d'Ă©ducateur sportif polyvalent dans le champ des activitĂ©s physiques ou sportives,  Ă  l’exception des activitĂ©s s’exerçant en environnement spĂ©cifique. Il peut ainsi encadrer, pour tout type de public, la pratique d'activitĂ©s physiques diversifiĂ©es en initiation ou en loisir dans un objectif de santĂ© et de bien-ĂȘtre. Il participe Ă©galement Ă  la dĂ©couverte, la sensibilisation et l'initiation en sĂ©curitĂ© Ă  des activitĂ©s physiques ou sportives, diversifiĂ©es pour tous les publics, l'Ă©ducation Ă  la citoyennetĂ© au respect de l'environnement. 

Créé en 2001, le Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport (BPJEPS) est un diplĂŽme d’État de niveau 4, dĂ©livrĂ© par le dĂ©lĂ©gué rĂ©gional acadĂ©mique Ă  la jeunesse, Ă  l'engagement, et aux sports (Articles D. 212-20 Ă  R. 212-31 du code du sport).

Une de nos interlocutrices, E., a passĂ© son BPJEPS grĂące Ă  une formation effectuĂ©e Ă  l’IRTS (Institut RĂ©gional du Travail Social) de Nancy.

Un autre de nos interlocuteurs, P., est Directeur Adjoint d’un centre de loisirs titulaire du BPJEPS et intervient mĂȘme comme formateur Ă  l’IRTS de Nancy.

En formation initiale, la durĂ©e minimale en centre de formation est de 600 heures. L’entrĂ©e en cursus de formation est conditionnĂ©e par la rĂ©ussite Ă  des tests de sĂ©lection organisĂ©s par chaque organisme de formation. Pour pouvoir se prĂ©senter aux Ă©preuves de sĂ©lection qui permettent d’intĂ©grer un cursus de formation, les candidats doivent satisfaire Ă  des exigences prĂ©alables techniques fixĂ©es par l’arrĂȘtĂ© de chaque spĂ©cialitĂ© et qui concernent gĂ©nĂ©ralement le niveau de pratique sportive. Le cursus de formation est basĂ© sur le principe de l’alternance entre le centre de formation et l’entreprise (oĂč les situations pratiques d’apprentissage sont sous la responsabilitĂ© d’un tuteur). Les modalitĂ©s de cette alternance sont variables.

Certains BPJEPS sont financés en partie par les Conseils Départementaux ou Régionaux, voire par France Travail.


De la théorie à la réalité

Ce que l’on constate en visitant des structures (et E. ou P. nous le confirment) c’est qu’en rĂ©alitĂ©, compte tenu du manque de personnel disponible, certaines structures d’accueil de mineurs embauchent des personnes sans qualification ni diplĂŽme. MĂȘme si certains directeurs de centres constatent que, parfois, des animateurs sans formation sont trĂšs motivĂ©s, ce n’est pas la rĂšgle universelle.

Actuellement, en accueil de loisirs pendant les vacances scolaires, il faut un animateur pour encadrer 12 mineurs de plus de 6 ans ou 8 mineurs de moins de 6 ans. En accueil de pĂ©riscolaire, il faut 1 animateur pour 14 mineurs de plus de 6 ans et un animateur pour 10 mineurs de moins de 6 ans. En accueil de loisirs, lorsque l’effectif accueilli est infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  50 mineurs, le directeur peut ĂȘtre inclus dans l’effectif d’encadrement.

DĂ©jĂ , lorsqu’on Ă©tudie les conditions d’obtention du BAFA, on se dit que le temps ou le contenu de formation ne garantissent pas de rĂ©elles compĂ©tences pour faire face aux situations diverses et nombreuses qu’un animateur peut rencontrer, surtout s’il est trĂšs jeune. On se dit Ă©galement que la personne n’a pas Ă©tĂ© suffisamment Ă©valuĂ©e sur le terrain, surtout en ce qui concerne son comportement Ă  la longue.

Il apparaĂźt donc une nĂ©cessitĂ© de formation sĂ©rieuse qui puisse dĂ©boucher sur une compĂ©tence professionnelle rĂ©elle. Mais, de plus, il y a une rĂ©alitĂ© bien plus dissuasive pour des personnes qui souhaiteraient s’orienter vers l’animation : ce sont le manque de considĂ©ration et la rĂ©tribution extrĂȘmement (et honteusement faible). Par exemple, on rencontre souvent des animateurs effectuant des journĂ©es trĂšs longues de 10 Ă  12h sans quasiment de pause pour une rĂ©tribution de 45€ nets.

Comment cela se peut-il, alors qu’en France, nul n’est censĂ© travailler pour une rĂ©munĂ©ration infĂ©rieure au SMIC horaire ? (SMIC horaire brut juin 2026 : 12,31 €) (SMIC horaire net janvier 2026 : 9,52€). Pour un animateur effectuant 10 heures sur une journĂ©e, il devrait toucher 95,20€ nets minimum, soit le double de ce qui est pratiquĂ© bien souvent actuellement.


Diverses sources

En 2018, par exemple, le salaire moyen d'un animateur BAFA se situait autour de 45€ par jour. En 2026, on en serait donc encore souvent au mĂȘme stade ?

En 2023, un animateur BAFA gagnait en moyenne entre 50€ et 70€ par jour, selon son expĂ©rience et d'autres facteurs. Avec quelques annĂ©es d'expĂ©rience, l'animateur pouvait prĂ©tendre Ă  un salaire journalier d'environ 60€. Ceux ayant une spĂ©cialisation peuvent prĂ©tendre Ă  un salaire lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ©, souvent autour de 70€ par jour. Le salaire d'un directeur de sĂ©jour varie en fonction de la taille de la structure et des responsabilitĂ©s. En 2023, il se situait gĂ©nĂ©ralement entre 80€ et 120€ par jour.

En France, la rĂ©munĂ©ration des animateurs BAFA ressemble Ă  un paysage morcelĂ©, oĂč l’on passe de la rigueur d’un minimum lĂ©gal aux stratĂ©gies de recrutement les plus attractives. La variation ne s’arrĂȘte pas lĂ  : selon l’ñge, l’expĂ©rience, la rĂ©gion, la nature de la structure (accueil pĂ©riscolaire, centre de loisirs, colonie de vacances), les chiffres bougent. Primes, avantages en nature, progression de carriĂšre : tout se nĂ©gocie, parfois la rĂ©tribution minimale ets « à prendre ou Ă  laisser », rien n’est fixĂ© de façon harmonisĂ©e. Le contrat d’engagement Ă©ducatif (CEE) fixe un minimum lĂ©gal journalier. Les postes municipaux, plus rares, peuvent s’appuyer sur la grille de la fonction publique. Le diplĂŽme BAFA reste un sĂ©same reconnu, mais le salaire obtenu dĂ©pend beaucoup du contexte local et de la capacitĂ© Ă  discuter avec l’employeur. Le CEE impose un seuil : environ 50 euros bruts quotidiens en 2024. CĂŽtĂ© contrats, le CEE rĂšgne sur l’animation saisonniĂšre, car il offre de la souplesse mais peu d’avantages sociaux. Quelques collectivitĂ©s prĂ©fĂšrent des CDD (contrats Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e) classiques, calquant la rĂ©munĂ©ration sur celle de la fonction publique territoriale.

Mais alors, qu’est-ce que ce Contrat d’Engagement Educatif qui permet de payer un travailleur en-dessous du SMIC ?

Le contrat d'engagement Ă©ducatif (CEE) est destinĂ© aux personnes qui exercent, de façon occasionnelle, des fonctions d'animation et d'encadrement dans des accueils collectifs de mineurs. Par exemple, dans un centre ou une colonie de vacances. Il est passĂ© avec des mairies ou des associations qui organisent des colonies de vacances, des centres de vacances ou de loisirs pour mineurs. Il s'agit d'un contrat particulier : il s'Ă©carte des rĂšgles du droit du travail, notamment sur le temps de travail, le repos et la rĂ©munĂ©ration. Cela signifie donc que l’on considĂšre que la mission exercĂ©e par les animateurs ne serait pas du travail et que leur mission ne s’apparenterait pas Ă  un emploi ?

Alors que de graves dysfonctionnements multiples se produisent dans les domaines de l’encadrement des mineurs (animation, assistance aux enfants handicapĂ©s, assistants maternels
), plusieurs facteurs devraient ĂȘtre Ă©tudiĂ©s :

(((1/))) Il semble que le lĂ©gislateur lors de la rĂ©forme du C.E.E. en 2012 notamment a commis des erreurs d’apprĂ©ciation et d’analyse sur la mission des animateurs. Le Parlement a plutĂŽt considĂ©rĂ© que :

  • leur activitĂ© Ă©tait souvent ponctuelle ;
  • exercĂ©e par des Ă©tudiants ou jeunes adultes ;
  • avec une logique d’« engagement Ă©ducatif » et non de carriĂšre permanente ;
  • dans un secteur (colonies, centres de loisirs) trĂšs dĂ©pendant de budgets publics et associatifs.

C’est une premiĂšre erreur. En effet, il importe de considĂ©rer que l’encadrement Ă©ducatif des enfants est une mission dĂ©licate qui demande du savoir-faire, des connaissances incontournables, un savoir-ĂȘtre, une moralitĂ© sans faute. De plus, pourquoi ne pas considĂ©rer qu’une personne pourrait ĂȘtre amenĂ©e Ă  choisir une carriĂšre complĂšte dans l’animation et l’accompagnement d’enfants et pourquoi se contenter de rester cantonnĂ© Ă  une vision de « missions ponctuelles pour se faire un peu d’argent de poche » ? Le suivi des enfants de notre pays ne mĂ©rite-t-il pas des professionnels formĂ©s, passionnĂ©s, respectĂ©s et payĂ©s en consĂ©quence ? Ne mĂ©rite-t-il pas que les budgets attribuĂ©s Ă  ces responsabilitĂ©s soient justes et adaptĂ©s ?

Le débat oppose donc deux visions historiques :

Les associations d’éducation populaire dĂ©fendaient l’idĂ©e d’un engagement militant et temporaire, permettant de maintenir des colonies accessibles financiĂšrement.

Les syndicats et juristes du travail rĂ©pondaient qu’on ne peut pas faire reposer l’économie du secteur sur une quasi-dĂ©rogation permanente au droit du travail.

De ce fait le C.E.E. n’est ni totalement du bĂ©nĂ©volat, ni complĂštement un emploi classique. Et aujourd’hui c’est dans cette hybridation que se rĂ©vĂšlent des failles de taille.

La rĂ©forme de 2012 sur le Contrat d’Engagement Éducatif n’a pas Ă©tĂ© votĂ©e sous la forme d’une loi autonome consacrĂ©e uniquement au CEE. Elle a Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e dans la loi n° 2012-387 du 22 mars 2012 relative Ă  la simplification du droit et Ă  l’allĂšgement des dĂ©marches administratives.

À l’AssemblĂ©e nationale, le texte a Ă©tĂ© adoptĂ© :

Une premiÚre fois le 18 octobre 2011 ; puis définitivement en nouvelle lecture le 31 janvier 2012 aprÚs désaccord avec le Sénat.


Conclusion

Nous demandons une modification importante du statut des animateurs de pĂ©riscolaire et d’accueils de loisirs ou colonies de vacances, Ă  lier avec une modification du statut des A.E.S.H  qui accompagnent les enfants porteurs de handicaps en milieu scolaire.

1/ Une formation diplÎmante de type « travailleur socio-éducatif » avec un socle commun pour ces deux catégories de personnels permettant une connaissance théorique et une mise en situation des étudiants pourrait prendre la forme :

  • soit d’un diplĂŽme d’État modernisĂ© proche des formations du travail social ;
  • soit d’une licence professionnelle Animation et Ă©ducation populaire
  • soit d’un BTS Animation socio-Ă©ducative.

Des modules spĂ©cifiques permettraient aux Ă©tudiants de se spĂ©cialiser ensuite vers une voie de leur choix (certains handicaps, l’encadrement sportif ou culturel, le soutien scolaire, l’accompagnement de publics en difficulté ).

2/ Une rĂ©munĂ©ration digne qui permette Ă  ces travailleurs d’envisager une vraie carriĂšre dans l’animation, l’accompagnement Ă©ducatif des mineurs. Ce qui signifie que l’État doit s’investir dans ce dossier avec un plan de rĂ©habilitation de ces emplois.

3/ Des contrats stables en structures de droit privĂ© (CDI) ou la possibilitĂ© d’ĂȘtre titularisĂ© dans des structures relevant de la fonction publique d’État ou Territoriale. Une possibilitĂ© d’avancement avec valorisation du salaire au fil du temps.

4/ Un accĂšs Ă  la formation professionnelle permettant aux travailleurs de se spĂ©cialiser dans des domaines divers de l’animation ou de l’accompagnement.

5/ Une reconnaissance des responsabilitĂ©s Ă©ducatives importantes exercĂ©es par les animateurs qui, loin de faire un « job d’appoint », doivent s’investir pleinement sur des journĂ©es ou des pĂ©riodes denses, fatigantes, dĂ©licates.

Il convient Ă©galement de vĂ©rifier annuellement la situation judiciaire des personnes en charge d’enfants et de crĂ©er un systĂšme efficace d’alerte fonctionnant sur tout le territoire national.


Entretien avec E. (dĂ©sire rester anonyme) le mardi 12 mai 2026 avec Sophie NORTON de l’Association Citoyenne Nancy Sud. Entretien avec P. directeur-animateur (« animation sociale ») en MJC acceptant de tĂ©moigner avec les membres de l’Association lors d’une de ses rĂ©unions. Entretien avec O. le 10/0 animatrice en pĂ©riscolaire municipal et en accueil de loisirs associatif.


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