Les terme et notion d'écologie suscitent actuellement doutes, controverses, inquiétudes, réactions exacerbées, actions militantes. Bref, pour beaucoup d'entre nous, difficile de s'y retrouver et difficile de se positionner.

Nous allons tenter d'y voir plus clair, car pour les militants Gilets Jaunes, le sujet ne peut être évité. Autant s'accorder sur des données les plus factuelles possibles pour esquisser le projet de société responsable et attachée au Bien Vivre auquel nous aspirons.

Dans un premier temps, nous tenterons un constat global. Dans un deuxième temps, nous proposerons des pistes pour l'avenir.

L'écologie, définitions :

  • Étude des milieux où vivent les êtres vivants, ainsi que des rapports de ces êtres avec le milieu (écologue).
  • Doctrine visant à un meilleur équilibre entre l'homme et son environnement naturel ainsi qu'à la protection de ce dernier.
  • Courant politique défendant ce mouvement.

Du grec oikos (la maison) et logos (la science, l'étude, le discours), l'écologie est littéralement l'étude de l'habitat.

Nous faisons face à quatre réalités cruciales remettant en cause un avenir désirable : Les modifications climatiques, la pollution de tout notre environnement, la perte de biodiversité et une démographie pour le moment croissante.

L’ensemble de ces quatre réalités fait partie des sujets d’étude et de constats réalisés dans le cadre de l’ÉCOLOGIE. Dès lors, aucun d’entre nous ne peut se dire non concerné par l’écologie, sauf à être insensible à sa propre vie, à celle des jeunes générations, à ce qui l’entoure.

L’objet de cet article est de faire le point sur les données les plus objectives possibles, accessibles à tous avec un peu de recherche, en tentant de se frayer un chemin entre information et désinformation, entre connaissance et propagande. Puis, une analyse de l’attitude des humains par rapport à la situation sera proposée en fin de présentation.

La connaissance en écologie n’est pas complète. Elle évolue sans cesse, tant les phénomènes dont nous allons parler peuvent être complexes. Mais ce que l’on observe, c’est que de grands changements nous obligent d’une part à comprendre ce qui se passe, d’autre part à nous adapter collectivement et individuellement. Il n’est plus possible de nous contenter du déni ou de la délégation de l’action aux « puissants » ni même aux « sachants ». Pourquoi ? Tout simplement parce que ce qui permet la vie, et en particulier celle de l’Homo Sapiens Sapiens, souffre et est malade.

À quoi faisons-nous face ?

Commençons par les éléments absolument dépendants de l’action d’Homo Sapiens Sapiens sur Terre.


Le Constat

1/ La Pollution

1.1 - Pollution de l’air

Bon à découvrir : une carte interactive donnant en temps réel la qualité de l’air partout dans le monde : (https://aqicn.org/map/world/fr/)

En 2019, on estimait que la pollution de l’air ambiant (extérieur) dans les villes et les zones rurales était responsable de 4,2 millions de décès prématurés par an dans le monde ; cette mortalité est due à l’exposition aux particules fines, qui provoquent des maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi que des cancers.

Selon les estimations de l’OMS, en 2019, quelque 37 % des décès prématurés liés à la pollution de l’air extérieur étaient dus à des cardiopathies ischémiques et à des accidents vasculaires cérébraux, 18 % à des broncho-pneumopathies chroniques obstructives, 23 % à des infections aiguës des voies respiratoires inférieures, et 11 % à des cancers des voies respiratoires.

« La pollution de l’air cause plus de 1 200 décès prématurés par an chez les moins de 18 ans en Europe et augmente significativement le risque de maladie plus tard au cours de leur vie », écrit l’AEE (Agence Européenne pour l’Environnement) dans son rapport publié lundi 24 avril 2023, portant sur une trentaine de pays du continent, dont les 27 Etats membres de l’Union européenne (UE).

Les principaux polluants sont :

  • Matières particulaires : Les matières particulaires sont un indicateur indirect courant de la pollution de l’air. Il existe des données probantes solides sur les effets négatifs sur la santé de l’exposition aux matières particulaires. Les principaux composants en sont les sulfates, les nitrates, l’ammoniac, le chlorure de sodium, le carbone noir, la poussière minérale et l’eau.
  • Monoxyde de carbone : Le monoxyde de carbone est un gaz toxique incolore, inodore et insipide produit par la combustion incomplète de combustibles carbonés comme le bois, l’essence, le charbon de bois, le gaz naturel et le kérosène.
  • Ozone (O3) : L’ozone au niveau du sol – à ne pas confondre avec la couche d’ozone dans la haute atmosphère – est l’un des principaux constituants du smog photochimique. Il se forme lors de la réaction avec des gaz sous l’effet du rayonnement solaire.
  • Dioxyde d’azote (NO2) : Le NO2 est un gaz couramment libéré lors de la combustion de combustibles utilisés dans le secteur industriel et celui des transports.
  • Dioxyde de soufre (SO2) : Le SO2 est un gaz incolore, d’odeur piquante. Il est produit par la combustion d’énergies fossiles (charbon et pétrole) et la fonte de minerais contenant du soufre.
    (https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/ambient-(outdoor)-air-quality-and-health)

97 % de la population urbaine est exposée à un air non conforme.
(https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/04/24/la-pollution-de-l-air-tue-encore-prematurement-1-200-enfants-et-adolescents-par-an-en-europe_6170731_3244.html)

En octobre 2022, le Conseil d’Etat condamnait à nouveau l’Etat pour son inaction en matière de pollution de l’air, et plus précisément pour son non-respect des normes européennes, notamment dans l’agglomération lyonnaise. La France ne fait toujours pas assez pour protéger ses citoyens et leur offrir un air sain, conformément à l’obligation édictée par la [loi sur l’air de 1996](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000381337/#:~:text=Pour atteindre les objectifs définis,des sources de pollution atmosphérique.). En septembre 2022, le Conseil d’Etat reconnaissait aussi le droit de toutes et de tous à vivre dans un environnement sain comme liberté fondamentale. Et ?....

1.2 - Pollution des eaux

La pollution de la ressource en eau se caractérise par la présence de micro-organismes, de substances chimiques ou encore de déchets industriels. Elle peut concerner les cours d’eau, les nappes d’eau, les eaux saumâtres mais également l’eau de pluie, la rosée, la neige et la glace polaire.

Les principaux polluants sont :

  • La pollution industrielle : avec les rejets de produits chimiques comme les hydrocarbures ou le PCB rejetés par les industries ainsi que les eaux évacuées par les usines
  • La pollution agricole : avec les déjections animales mais aussi les produits phytosanitaires/pesticides (herbicides, insecticides, fongicides) contenus dans les engrais et utilisés dans l’agriculture. Ils pénètrent alors dans les sols jusqu’à atteindre les eaux souterraines.
  • La pollution domestique : avec les eaux usées provenant des toilettes, les produits d’entretien ou cosmétiques (savons de lessives, détergents), les peintures, solvants, huiles de vidanges, hydrocarbures…
  • La pollution accidentelle : avec le déversement accidentel de produits toxiques dans le milieu naturel et qui viennent perturber l’écosystème

Mais, aujourd’hui et face à l’ensemble des pollutions, les capacités d’auto-épuration de la nature sont désormais insuffisantes. Il est à noter que l’eau souterraine se renouvelle lentement : des jours, des mois ou même des années. C’est pourquoi, lorsqu’une nappe est touchée, la résorption des polluants est longue. Pour illustration, notez qu’un cours d’eau s’écoule à un mètre/seconde tandis que l’eau souterraine peut mettre un an à parcourir un mètre.
(https://www.cieau.com/connaitre-leau/la-pollution-de-leau/pollution-ressource-eau-comment-reduire/)

En réalisant des prélèvements dans plus de 250 rivières et fleuves du monde entier, une équipe internationale a montré une pollution aux molécules pharmaceutiques sur plus d’un quart des sites étudiés. Avec des conséquences pour la biodiversité et l’antibio-résistance, la féminisation des poissons (œstrogènes) et des comportements anormaux (psychotropes).

Dans le détail, la plus forte concentration, toutes molécules confondues, revient à la rivière Ravi, à Lahore au Pakistan, avec un taux moyen de 70 microgrammes par litre (µg/L) et un record sur un site de prélèvements à 189 µg/L. À titre de comparaison, le Manzanares qui traverse Madrid affiche une concentration moyenne en produits pharmaceutiques de 17 µg/L. Et c’est la rivière la plus contaminée en Europe, devant celles de Sofia en Bulgarie et du Luxembourg. Dans le monde, le triste podium derrière Lahore est complété par La Paz, en Bolivie, et Addis-Abeba, en Éthiopie.
(https://www.la-croix.com/Pollution-dun-quart-cours-deau-monde-contiennent-trop-medicaments-2022-02-16-1201200659)

Environ 55%* de la surface agricole est classée en zone vulnérable concernant les nitrates. Dans les régions où l’activité agricole est la plus importante, 92% des points de mesure dans les cours d’eau et 70% des points de mesure dans les eaux souterraines sont touchés par les pesticides**

En mer, les mortalités de la faune et la flore peuvent avoir d’autres origines. C’est notamment le cas lors des marées noires, où les hydrocarbures de type lourd (pétrole brut et autres types de fioul) ont de multiples impacts liés à l’engluement physique qu’ils provoquent : la végétation recouverte est étouffée, les oiseaux mazoutés sont incapables de voler et ne peuvent plus s’alimenter, etc. Les hydrocarbures légers tels que les carburants ont plutôt des effets toxiques.

Les déchets peuvent aussi nuire à la biodiversité, en particulier aux animaux marins et côtiers qui les confondent avec des proies et les ingèrent. Par ailleurs, les fragments de plastiques issus de la dégradation des déchets peuvent avoir des effets toxiques ou provoquer des perturbations endocriniennes chez les organismes qui les ingèrent.
(https://www.eaufrance.fr/les-impacts-de-la-pollution-de-leau)

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A l'échelle mondiale, on estime aujourd'hui que la quantité de plastique dans les océans est comprise entre 75 et 199 millions de tonnes (ce qui représente 85% des déchets marins), et que 24400 milliards de particules de micro-plastiques flotteraient à la surface des océans.
La quantité de déchets plastiques déversée chaque année dans les océans devrait tripler d’ici 2040, atteignant 29 millions de tonnes métriques. La production de plastique devrait augmenter de 40 % d’ici 2030 et des centaines de milliards d’euros sont investis dans de nouvelles usines de production de plastique, contribuant ainsi à maintenir le statu quo.

Le projet, mis en place par Pew Charitable Trusts et SYSTEMIQ, Ltd., un organisme environnemental basé à Londres, préconise une refonte de l’industrie mondiale des plastiques, visant à la transformer en économie circulaire basée sur la réutilisation et le recyclage. Si un tel changement a lieu – et ce n’est pas gagné –, les experts de Pew estiment que le flux annuel de déchets plastiques dans les océans pourrait être réduit de 80 % au cours des deux prochaines décennies, en utilisant des méthodes et des technologies déjà existantes.

La croissance démographique mondiale et la montée en flèche de la production de plastique en sont en partie responsables. L’utilisation de plastique par habitant est en hausse, notamment dans les pays en développement comme l’Inde avec une classe moyenne en expansion et une collecte des déchets relativement faible. Enfin, le plastique vierge bon marché favorise la production de produits en plastique non recyclables, ce qui ajoute à la surabondance de plastique non ramassé.
(https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2020/08/la-quantite-de-plastique-dans-les-oceans-devrait-tripler-dici-2040).

Les microplastiques contaminent l’air que nous respirons, les aliments que nous mangeons et l’eau que nous buvons. D’après une nouvelle étude de l’Université de Newcastle, un être humain pourrait ingérer environ 5 grammes de plastique chaque semaine soit l’équivalent de la quantité de microplastiques contenue dans une carte de crédit.
(https://www.wwf.fr/sengager-ensemble/relayer-campagnes/pollution-plastique)

1.3 - Pollution des sols

La pollution des sols fait référence à la concentration plus ou moins importante de substances toxiques dans les sols, quel que soit leur type. Elle est généralement imputée aux activités humaines.

Les principaux polluants sont :

  • l’utilisation d’engrais et de pesticides par l’agriculture (azote, pesticides, nitrates, antifongiques, acidification…),
  • le passage d’engins lourds et le transport (métaux lourds, hydrocarbures, plomb). 90% des contaminations au plomb sont causées par le transport routier en bordure de routes.
  • les rejets accidentels ou criminels des industries, les pluies acides
  • La gestion des déchets non dégradables (présence importante de mâchefer dû à la combustion des déchets, déchets radioactifs)
  • L’exploitation minière (diffusion des métaux lourds)
  • la multiplication des surfaces bétonnées et la construction (imperméabilisation des sols, produits chimiques, amiante…)
  • Le souvenir des guerres (composants toxiques des armes et munitions).

Cette pollution pourra se diffuser ensuite dans l’environnement via l’eau, l’air ou les organismes vivants du sol (bactéries, plantes, champignons), entraînant des perturbations variables dans les écosystèmes associés et des dangers non négligeables pour la santé. 

Le XXe siècle a ainsi donné lieu à une très nette détérioration des sols du monde, et l’on estime que 95% d’entre eux pourraient être dégradés d’ici à 2050.

Les composés toxiques se propagent aussi dans l’air et dans les eaux, et la contamination peut alors se faire par voie respiratoire en inhalant des poussières, ou par voie digestive en consommant l’eau polluée ayant traversé les sols par exemple.

Une fois la pollution avérée, il est généralement très difficile pour la terre de retrouver son état initial, ce qui met en péril l’équilibre d’une multitude d’écosystèmes. Car le sol, ce n’est pas simplement le support de nos cultures ou ce sur quoi nous marchons et nous bâtissons nos villes. C’est aussi le lieu de vie d’une quantité colossale d’êtres vivants, parmi les plus essentiels de la planète.

95 % de toute notre alimentation provient directement ou indirectement des sols. Sans eux, pas d’eau potable non plus d’ailleurs puisque c’est grâce aux sols que les eaux de pluie se débarrassent de leurs bactéries avant d’atteindre les nappes phréatiques. Et en prime, elles récupèrent une bonne quantité de minéraux bénéfiques pour notre organisme.

D’après le service scientifique de la Commission européenne, 75 % des sols du monde sont aujourd’hui dégradés.

Une dégradation qui se produit en quelques années seulement, alors qu’il faut jusqu’à 1000 ans pour qu’un seul centimètre de sol ne se reconstitue. Autrement dit, malgré les idées reçues, le sol n’est pas une ressource illimitée. Il n’y a rien de plus que ce que nous voyons, et il est impossible d’assister à son renouvellement à l’échelle d’une vie humaine.

À titre d’exemple, ce sont environ 11 hectares de sols qui disparaissent chaque heure en Europe, du fait de l’expansion urbaine. Les sols s’étouffent et les vers de terre se font de plus en plus rares. En 1950, on comptait en moyenne 2 tonnes de vers de terre par hectare. Ils ne sont plus que 200 kilos aujourd’hui. Ils jouent pourtant un rôle capital dans la fertilisation des terres.

Chaque année sur Terre, ce ne sont pas moins de 70 000 hectares d’asphalte et de béton qui font leur apparition, soit l’équivalent d’un département tous les 7 ans. C’est ce que l’on appelle l’artificialisation des sols. Sous le béton, le sol a été mélangé et compacté au point que ni l’eau, ni les racines des plantes ne peuvent circuler correctement. Dans ces conditions, la vie a énormément de mal à prospérer de nouveau.)

Les conséquences de toute cette pollution des sols :

  • La matière organique essentielle aux organismes se raréfie,
  • les réserves de carbone diminuent,
  • l’eau peine à s’infiltrer provoquant l’étouffement des sols et une véritable réaction en chaîne se met en place : extinction des différents maillons des écosystèmes souterrains, diminution de la fertilité du sol, empoisonnement de la nappe phréatique, accélération du changement climatique (au cours de la première décennie du 21e siècle, la dégradation des sols a rejeté entre 3,6 et 4,4 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.), désertification (45 % de la population mondiale pourrait vivre dans des régions considérées comme arides d’ici à 2050. Et les zones humides mondiales, elles, ont reculé de 87 % au cours des trois derniers siècles), risque sanitaire (les milieux pollués comme les zones minières, les sites industriels ou d’élimination des déchets sont aussi de formidables vecteurs de maladies. Des bronchites dans le « meilleur » des cas, mais aussi des cancers, de l’anémie et des problèmes neurologiques dans les cas les plus graves. Un sol contaminé peut également affecter le bétail et entraîner des intoxications alimentaires à grande échelle. Entre les problèmes sanitaires, la contamination des eaux et la diminution des rendements agricoles, 50 à 700 millions de personnes pourraient ainsi être forcées de migrer d’ici à 2050.)
    (https://www.conservation-nature.fr/ecologie/la-pollution-des-sols/)

desert

Autre problème concernant les sols et l’air : Les surfaces incendiées dans le monde représentent environ 6 fois la surface de la France chaque année, soit plus de 11 hectares par seconde (compteur) et 350 millions d'ha chaque année selon la FAO. Selon WWF, le rythme de destruction des forêts, quelle que soit la cause, "provoque presque 20% des émissions globales de gaz à effets de serre" au niveau mondial.
(https://www.planetoscope.com/forets/903-.html)

À noter qu’en cette année 2023, le bilan des incendies incontrôlables du Canada ets encore inconnu mais sera terrible et inédit.

2/ La surpopulation, la démographie mondiale

La question démographique est le "point aveugle" de l’écologie politique.

La population mondiale aura atteint 8,045 milliards d'habitants d'ici mi-2023. Elle n'en comptait qu'un milliard en 1800 et a doublé au cours des cinquante dernières années (4 milliards en 1974). Elle devrait continuer à croître et pourrait atteindre de 9 à 10 milliards en 2050.

La surpopulation est un état démographique caractérisé par le fait que le nombre d'individus d'une espèce vivante excède la capacité de charge de son habitat, c'est-à-dire sa capacité à :

  • fournir les ressources nécessaires pour assurer la pérennité de cette espèce,
  • réparer les agressions (pollutions, perturbation des régulations écologiques naturelles) infligées par cette espèce à son environnement.

La révolution néolithique, après la fin de la dernière glaciation, il y a 12 000 ans, entraîne une explosion démographique grâce à l'invention de l'agriculture. La population de l'Europe dépassait 70 millions en 1340. La croissance démographique devient spectaculaire à partir de 1950 (plus de 1,8 % par an) du fait de la généralisation de la Révolution industrielle à l'ensemble de la planète et en particulier de la forte croissance de la production alimentaire apportée par l'industrialisation de l'agriculture provoquée par la Révolution verte.

Le taux de croissance démographique mondial a atteint un pic à 2,1 % l'an dans la période 1965-1970. Depuis, il s'abaisse progressivement (1,2 % l'an pour 2005-2010).

Une surpopulation mondiale pourrait entraîner des conflits généralisés liés à l'or bleu (l’eau). Des heurts existent déjà, puisque l'eau est l'une des principales causes des tensions au Proche-Orient. Un conflit mondial pour l’eau aurait donc des conséquences désastreuses. À l'heure actuelle, 80 pays manquent d'eau et une personne sur cinq n'a pas accès à l'eau potable.

L'une des conséquences de la surpopulation mondiale serait d'aggraver ces inégalités, provoquant des famines. Si la « croissance » des pays émergents poursuit son ascension et si les pays « développés » ne restreignent pas la pollution qu'ils engendrent, alors, la surpopulation mondiale aura une conséquence désastreuse sur l'environnement de notre planète.

Le problème se situe plutôt dans notre « système socio-économique global ». L'air et l'eau, leur innocuité, leur abondance et leur disponibilité sont au centre de débats qui auront du mal à prendre un ton rationnel tant qu’ils seront liés à la sphère économique, éminemment spéculative.
(https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/terre-surpopulation-mondiale-sont-consequences-possibles-4163/).

Devrions-nous, dès maintenant, arrêter de procréer ?

Face à “l’explosion démographique”, Didier Barthès, de l’association écologiste Démographie Responsable estime que “nous n’aurons bientôt plus le choix : soit nous réduisons les naissances, soit le monde deviendra invivable, sans forêts et sans animaux”.

En 2017, 15 300 écologues de plus de 180 pays alertaient sur l’état de la planète. Ainsi que sur l’ampleur des destructions et de la pollution générée par l’humanité. “En échouant à limiter adéquatement la croissance de la population, à réévaluer le rôle d’une économie fondée sur la « croissance », à restaurer les écosystèmes, à enrayer la pollution et à stopper la défaunation, l’humanité omet de prendre les mesures urgentes indispensables pour préserver notre biosphère en danger”, écrivaient-ils. Fin 2019, un autre appel a été publié dans la revue BioScience, par 11 000 chercheurs, de toutes disciplines. Climatologues, biologistes,  physiciens, chimistes ou agronomes issus de 153 pays, ils préviennent dans leur appel que les humains risquent des “souffrances indescriptibles” liées à l’urgence climatique. Et appellent à des “transformations mondiales de nos modes de vie” afin de préserver la vie sur Terre, “notre unique maison”.

On considère qu’il faut entre 2 000 et 3 000 m2 de terres arables pour nourrir un homme. Au milieu du siècle, la surface disponible par habitant ne sera plus que de 200 m2”, note Daniel Nahon, spécialiste des sols et ex-président du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), dans La Croix.

Des études récentes qui montrent que l’accroissement de la population humaine a un impact sur les interactions avec les autres espèces animales, et donc sur l’émergence des pandémies.
(https://www.cnetfrance.fr/news/surpopulation-ou-extinction-avec-10-milliards-d-humains-en-2050-que-deviendra-l-espece-humaine-39916713.htm)

Pour certains chercheurs, l’extinction de nombreuses espèces animales est bien moins liée au réchauffement climatique qu’à l’action de l’homme sur les écosystèmes (l’urbanisation, la surpêche, la chasse, la pollution chimique, etc.). L’espèce humaine, en proliférant, a pris le dessus sur tout le règne animal.
(https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/surpopulation-et-environnement-le-debat-interdit-131235)

Certains rapports énoncent qu’il serait possible de nourrir correctement 10 milliards d’individus. Mais lorsqu’on constate ce que l’Homo Sapiens rejette comme déchets (voir plus haut), on peut en douter, d’autant que les humains ayant conçu des outils technologiques performants auront du mal à se passer d’un grand nombre d’avantages liés à ces évolutions (machines, médicaments, loisirs…). En tous les cas, l’idée de CROISSANCE ne peut s’associer à l’idée d’Écologie !

3/ Perte de la biodiversité

La biodiversité, l’ensemble de tous les êtres vivants sur notre planète, décline à un rythme alarmant ces dernières années.

La biodiversité, ou diversité biologique, est définie comme la variété de la vie sur Terre sous toutes ses formes. Elle comprend le nombre d'espèces, leur variation génétique et l'interaction de ces formes de vie au sein d'écosystèmes complexes. Certains chercheurs considèrent que nous sommes en train de vivre la sixième d'extinction de masse de l’histoire de notre planète.

punaise

Sans écosystèmes sains, nous manquerions de nombreux éléments essentiels pour vivre. Citons par exemple les plantes qui convertissent l'énergie du soleil et la mettent à la disposition d'autres formes de vie ou encore les bactéries et autres organismes vivants qui décomposent la matière organique en nutriments offrant aux plantes un sol sain pour se développer. Les pollinisateurs sont, eux aussi, essentiels à la reproduction des plantes, ce qui garantit notre production alimentaire. Les plantes et les océans agissent comme d'importants puits de carbone et le cycle de l'eau dépend fortement des organismes vivants.
En résumé, grâce à la biodiversité nous disposons d'air pur, d'eau douce, d’un sol de bonne qualité et de la pollinisation de nos cultures.

Les principales causes de la perte de la biodiversité sont :

  • Les changements dans l'utilisation des terres (par exemple, la déforestation, la monoculture intensive, l'urbanisation), 
  • L’exploitation directe comme la chasse et la surpêche,
  • Le changement climatique, 
  • La pollution (voir plus haut),
  • Les espèces exotiques envahissantes.
    (https://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/society/20200109STO69929/perte-de-la-biodiversite-quelles-en-sont-les-causes-et-les-consequences?at_campaign=20234-Green&at_medium=Google_Ads&at_platform=Search&at_creation=DSA&at_goal=TR_G&at_audience=&at_topic=Biodiversity&gclid=CjwKCAjwvpCkBhB4EiwAujULMjGSyPj2wcCNRTMIMYqJfLoOlja1-S0gA4fIVMctYfiCmWl4qUUYdRoC5IAQAvD_BwE)

Entre 1970 et 2018, les populations mondiales de vertébrés, oiseaux, poissons, mammifères, amphibiens et reptiles ont décliné en moyenne de 69%.
(https://www.wwf.fr/petition/pour-une-planete-vivante?psafe_param=1&reserved_code_origine=23IFISEAGOOG&gclid=CjwKCAjwvpCkBhB4EiwAujULMtI3ewEVoSw650Vrmu8xsVx1rgPS86VqNkrikHD4wPmI9BeMAHcIQhoC9b0QAvD_BwE)

On ne réglera pas le problème sans en traiter la cause, c’est-à-dire les perturbations que notre monde globalisé exerce sur les environnements naturels et la diversité biologique. Nous avons lancé un boomerang qui est en train de nous revenir en pleine face. Il nous faut repenser nos façons d’habiter l’espace, de concevoir les villes, de produire et d’échanger les biens vitaux”, estime ainsi Jean-François Guégan, directeur de recherche à l’Inrae (Institut de recherche public œuvrant pour un développement cohérent et durable de l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) dans le journal « Le Monde ».

4/ Le changement climatique

Ce sujet est en 2023 le plus médiatisé ; le plus utilisé aussi par les pouvoirs en place et par tous les tenants de la « croissance verte ». C’est aussi le sujet le plus difficile à appréhender car il dépend à la fois d’évolutions liées aux cycles de vie de la planète et de l’action directe de l’Homo Sapiens. Les scientifiques et chercheurs ne s’accordent pas encore sur l’exacte relation entre ces deux grands types de facteurs. Pour certains, le réchauffement climatique fait partie d’un scénario quasiment indépendant de l’action humaine ; pour d’autres, nous sommes responsables de l’anthropocène destructrice. L’anthropocène, une nouvelle époque géologique qui se caractérise par l’avènement des hommes comme principale force de changement sur Terre, surpassant les forces géophysiques.

Rappelons que le climat, c’est une « description statistique fondée sur les moyennes et la variabilité de ces mêmes grandeurs (température, vents…) sur des longues périodes et à l’échelle mondiale ».

Les changements climatiques sont une modification à long terme des conditions météorologiques. Divers indicateurs en témoignent, notamment sous la forme de modification de la température, des précipitations et des vents. Les changements climatiques peuvent comprendre à la fois une modification des conditions météorologiques moyennes et une modification de la variabilité, par exemple des phénomènes extrêmes. Des facteurs différents agissent à des échelles temporelles différentes. Les facteurs à l’origine des changements du climat de la Terre dans un passé lointain ne jouent pas tous un rôle dans les changements climatiques contemporains. Les facteurs responsables des changements climatiques peuvent être divisés en deux catégories : ceux liés à des processus naturels et ceux liés à l’activité anthropique. Outre les causes naturelles, les changements internes du système climatique, notamment les variations des courants océaniques ou de la circulation atmosphérique, peuvent également exercer une influence sur le climat pendant de brèves périodes. Cette variabilité interne naturelle du climat se superpose aux changements climatiques à long terme causés par des agents de forçage.

Le climat de la Terre est variable naturellement à toutes les échelles temporelles. C’est toutefois l’équilibre entre la quantité d’énergie reçue et la quantité d’énergie sortante, qui détermine l’équilibre énergétique de la Terre, l’état climatique à long terme et la température moyenne de la planète. Tout facteur qui cause un changement soutenu à la quantité d’énergie reçue ou sortie peut mener à des changements climatiques.

Des facteurs naturels externes au système climatique, comme des changements de l’activité volcanique, de l’émission d’énergie solaire et de l’orbite de la Terre autour du Soleil, peuvent altérer le climat de la planète. Parmi ceux-ci, les deux facteurs qui sont déterminants à des échelles temporelles pour les changements climatiques contemporains sont les changements à l’activité volcanique et les changements au rayonnement solaire. En ce qui a trait à l’équilibre énergétique de la Terre, ces facteurs agissent principalement sur la quantité d’énergie reçue. Les éruptions volcaniques sont épisodiques et exercent des effets sur le climat pendant une durée relativement courte. Les changements de l’irradiation solaire ont contribué aux tendances climatiques au cours du dernier siècle, mais, depuis la révolution industrielle, l’effet des apports de gaz à effet de serre dans l’atmosphère a été environ 50 fois plus marqué que celui des changements de l’émission d’énergie solaire.
https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/changements-climatiques/causes.html

Il y a 56 millions d'années, notre Terre a connu un réchauffement climatique important et rapide. Les scientifiques l'identifient sous le nom de maximum thermique du Paléocène-Eocène (PETM). Il a été causé pour une libération massive de gaz à effet de serre. Le résultat d'une intense activité volcanique. Mais une équipe internationale de chercheurs montre aujourd'hui que ce réchauffement exceptionnel a été précédé d'un événement qui fait étrangement penser au changement climatique que nous vivons aujourd'hui. Des émissions de dioxyde de carbone (CO2) similaires aux niveaux actuels ont conduit à un bref réchauffement et à une acidification des océans.

Rappelons que les preuves des changements environnementaux liés au PETM sont enregistrées dans les sédiments marins. Le résultat de l'absorption par l'océan de grandes quantités de CO2 de l'atmosphère. En analysant la composition chimique de coquilles de foraminifères - des organismes microscopiques conservés sous forme de fossiles -, les chercheurs ont ainsi accès notamment à la température et au pH des océans de l'époque. Mais ils manquaient de fossiles datant du début du PETM.

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Les sédiments marins contiennent les coquilles microscopiques d’organismes appelés foraminifères qui vivaient dans les eaux de surface. La composition chimique de ces coquilles enregistre les conditions environnementales dans lesquelles elles se sont formées. © Marci Robinson, U.S. Geological Survey

Pour surmonter cette difficulté, les chercheurs ont foré le long de la côte est des États-Unis. Une région qui correspondait autrefois à un plateau continental peu profond. Avec un taux de sédimentation élevé en raison de sa proximité avec la terre et d'une certaine protection contre l'acidification des océans. Ils ont ensuite utilisé une technique innovante. Un laser de la largeur d'un cheveu humain pour échantillonner le plancton microscopique et envoyer les particules vaporisées à un spectromètre de masse. C'est ainsi qu'ils ont pu accéder à des détails jamais vus auparavant. En analysant seulement quelques coquilles disponibles, ils ont estimé l'acidité, et donc la teneur en carbone, des océans à l'époque. Et leurs résultats sont sans appel. Au moment de l'événement qui a précédé le PETM, ils observent une augmentation des émissions de carbone de l'ordre de ce qui peut être libéré aujourd'hui par les activités humaines.

De quoi établir des parallèles plus étroits avec le changement climatique anthropique -- même si les calottes glaciaires qui existent aujourd'hui augmentent la sensibilité du climat au réchauffement. Cet événement précurseur de courte durée semble plus similaire à ce qui pourrait se produire si le taux actuel d'émissions de carbone devait être rapidement réduit. « Ce carbone pourrait alors se dissoudre dans les profondeurs des océans », remarque James Zachos, professeur de sciences de la Terre, dans un communiqué de l’université de Californie (États-Unis). L'événement précurseur du PETM montre qu'il faudrait des centaines - voire un millier - d'années pour que le système climatique retrouve son équilibre d'avant l'ère industrielle.
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-rechauffement-climatique-comme-celui-nous-vivons-deja-produit-passe-97403/

Il est également vrai que la Planète a connu au cours de son histoire des changements climatiques majeurs. Ils sont notamment liés à 3 paramètres astronomiques appelés « paramètres de Milankovitch » :

  • Premier paramètre : « l’obliquité », c’est-à-dire l’inclinaison de la Terre, qui varie tous les 41 000 ans environ.
  • Deuxième paramètre : « l’excentricité » de la Terre, c’est-à-dire la trajectoire de la Terre autour du Soleil, qui définit donc sa distance par rapport au Soleil. Cette trajectoire oscille entre un cercle presque parfait et une ellipse tous les 100 000 ans environ.
  • Troisième paramètre : « la précession des équinoxes », c’est à dire le changement de direction de l’axe de rotation de la Terre, comme pour une toupie. L’axe de rotation décrit un cercle en 23 000 ans environ.

Ces trois paramètres ont façonné le climat de notre Planète depuis des millions d’années. En effet, ces paramètres influent sur la quantité d’énergie solaire reçue et donnent donc notamment lieu à des étés plus ou moins chauds.

Depuis 11 000 ans, nous nous situons dans une ère « interglaciaire ». Théoriquement, d’ici une dizaine de milliers d’années, la Terre devrait donc se refroidir pour entrer dans une nouvelle ère « glaciaire ». Donc effectivement, le climat change naturellement depuis toujours ! 
Sauf que… Sauf que nous vivons aujourd’hui une évolution climatique différente, unique.

Effectivement, non seulement la Terre se réchauffe mais elle se réchauffe à vitesse grand V, c’est-à-dire en quelques centaines d’années et non comme avant, c’est-à-dire progressivement sur quelques milliers d’années.

Comparons l’énergie solaire reçue par la Terre et la température moyenne à la surface du globe. Observez le décalage entre « l’évolution naturelle » liée notamment aux paramètres de Milankovitch (avant 1950) et l’évolution actuelle depuis 1950. On voit que les deux courbes, relativement bien corrélées jusqu’en 1950, ne progressent plus de manière similaire sur la suite. Alors que la quantité d’énergie solaire reçue par la Terre reste relativement stable, la courbe des températures, elle, s’envole vers un bon degré supplémentaire.

Nous sommes donc bien dans une situation de réchauffement inédite et non « naturelle ». Là où perdre ou gagner 5 degrés prenait des dizaines de milliers d’années, nous avons déjà gagné un degré en moins d’un siècle. Du jamais vu !
(https://team-planet.com/fr/about/climate-change/is-climate-change-natural)


Alors, quelles solutions ?

La nécessaire écologie ne doit pas être un processus punitif.

Le mouvement dit « de la décroissance » fait partie des mouvements écologistes. Mais, contrairement à des partis et des collectifs dits écologistes qui semblent se satisfaire du système économique « libéral » si prédateur et inégalitaire, il dénonce la surproduction, la surconsommation, l’obnubilation pour la « valeur travail » et pour l’argent comme moyen d’échanges et de pouvoir exclusifs.

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Le terme de « décroissance » a été inventé comme inverse de celui de « croissance ». Hélas, cela ne suffit pas à comprendre ce que ses concepteurs entendaient exactement. Puis le terme, comme tant d’autres, a été dévoyé de façon à faire croire aux citoyens que la « décroissance » signifiait nécessairement paupérisation, privations, déclin.

Or, il semble bien aujourd’hui que la recherche d’une sobriété heureuse, basée sur l’adéquation juste entre les besoins et la production et sur des rapports de l’humain au monde qui l’entoure plus harmonieux et sages soit la seule voie raisonnable pour la suite de notre Histoire.

Dans un second article nous vous proposons une approche philosophique.

Nous verrons prochainement dans un troisième article comment la « décroissance », qu’il faudra certainement renommer, peut représenter le processus le plus intelligent à construire.

Ce point de vue nous est proposé par Tosca



🛑Unissons-nous ! Résistons ensemble

Pour se libérer, du système mafieux politico-financier de la 5° République, ensuite de cette Europe qui veut imposer son nouvel ordre mondial.

Avec tous les citoyens de bonne volonté pour un monde meilleur.

Vive le RIC, premier pas vers une véritable démocratie, pour un gouvernement provisoire de transition, et la réorientation de tous les secteurs vers le bien commun.

On est Là !...

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