Assemblée-débat publique le MERCREDI 21 OCTOBRE à partir de 18h30.

Seconde partie de l'exposé sur la décroissance suivi d’un échange questions/réponses.
Salle du vélodrome, rue d’Echternach à Vandoeuvre.

Bienvenue à vous tous qui avez envie d’un discours de Vérité, contre la manipulation de la pensée des médias et des politiciens au service des puissants qui opposent ÉCOLOGIE et ÉCONOMIE.



Une brève introduction

Tout au long du 20° siècle, de remarquables penseurs souvent occultés du grand public se sont élevés contre la dérive d’une ‘’modernité’’ destructrice de la vie, de la nature et de l’humanité. Ils ont exploré les voies d’une autre société, au cœur de laquelle se trouvait l’Écologie véritable, source de mieux vivre pour les populations.

Au lieu de s’orienter vers cet avenir, les politiques Mondialistes des années 80 furent celles du choix du pire ; l’alliance du néo-libéralisme et du triomphe de la finance.

Comprendre la décroissance nous permet aujourd’hui de prendre conscience que l’on nous mène vers les pires formes d’effondrement. La décroissance, mouvement issu de ces grands penseurs est un courant qui refuse l’imposture ‘’économique’’ qui nous mène vers le gouffre et la barbarie.

Si en 2020 nous n’avons plus le pouvoir d’éviter des formes de ce désastre dont les signes sont déjà visibles, nous pouvons sans doute encore éviter le pire : la FIN.


Entrée libre, discussion conviviale ouverte à toutes et tous.


Synthèse de la première rencontre le mercredi 7 octobre

Cette conférence a pour but de comprendre le sens des mouvements décroissants, complètement marginalisés ou discrédités, qui constituent une véritable alternative au système actuel, système basé sur la destruction de la nature et de l’homme, et dont les déséquilibres menacent de plus en plus le sens de la vie humaine.

On résume parfois la Décroissance – comme le fait le journal du même nom – à une société dans laquelle il y aurait « moins de biens, plus de liens ».

Il s’agit de comprendre pourquoi, en 2020, nous sommes devant la perspective d’un effondrement (déjà en cours, mais qu’il est possible de réfréner) consécutif au déni de réalité sur lequel repose notre système mortifère.


1ère partie de l’exposé : Qu’est-ce que la décroissance ?

Il est d’abord rappelé ce qu’est la croissance, à savoir l’augmentation du PIB (celui-ci étant un indicateur économique mesurant la valeur monétaire des biens et services produits en une année).

Une société dont l’économie a pour but la croissance vise donc a produire toujours plus de biens et de services (sans tenir compte de ce que l’on produit ni des conséquences) et considère que les hommes sont d’autant plus satisfaits que la quantité de biens augmente.

Cet indicateur élaboré en 1934 pour mesurer la richesse matérielle d’un pays ne peut rendre compte de la qualité de vie des citoyens ni de la prospérité sur la durée et il ne tient aucun compte des destructions opérées dans le milieu naturel ou dans la société, ce qu’on appelle les externalités négatives.

Par exemple, on peut faire augmenter le PIB en augmentant le rendement des terres à l’aide d’intrants chimiques, mais on ne tient aucun compte des conséquences et des coûts financiers et humains qui seront liés aux maladies induites (cancers, malformations…) puis, à moyen terme, à la destruction de la qualité des sols.

Le PIB n’est pas un indicateur satisfaisant mais il est devenu l’obsession d’une pseudo-science économique qui s’est substituée à l’ancienne économie politique en construisant des modèles théoriques simplificateurs et hors sol.

Ces modèles constituent une domination idéologique, au point que les économistes contestant la pertinence de ces modèles sont appelés « hétérodoxes ».

L’économie de la croissance fonctionne comme une religion matérialiste déconnectée du réel et de l’humain prônant toujours plus d’expansion marchande alors que notre monde est fini.

Sous l’apparence de la science (et de la mathématisation des modèles) se cache une façon d’appréhender le réel dont on peut penser qu’elle semblera profondément stupide à nos descendants.

Une véritable science économique devrait en effet être au carrefour des sciences humaines (car ce sont des hommes qui produisent) et des sciences physiques (car nous sommes dépendants de la nature, de ses lois et de ses ressources) en se basant sur l’écologie (qui étudie les systèmes de relations et d’interdépendances entre les vivants et avec leur milieu).

Lorsque l’on retourne à l’origine des mots, l’on constate que les termes « économie » et « écologie » ont la même racine (oikos désigne la maison en grec). L’économie désignait « la bonne administration de la maison » en grec, et le terme écologie, auquel a recours le biologiste allemand Haeckel en 1866, désigne l’étude des relations inhérentes à cette grande maison qu’est la Nature.

Écologie et économie sont donc étymologiquement consubstantielles, construire la seconde sans tenir compte de la première est tout simplement une absurdité.

Lorsque l’on revient d’ailleurs à ce que visait l’économie au départ, qu’il s’agisse d’être « économe » c’est à dire de ne pas gaspiller, de satisfaire les besoins essentiels (à définir évidemment) ou encore d’assurer une prospérité durable, nous constatons que notre « économie de la croissance » en est l’exact contraire : le gaspillage, la dilapidation effrénée des énergies non renouvelables, la production de gadgets, la surconsommation dominent tandis qu’accéder à une nourriture saine, respirer de l’air pur, accéder à une instruction de qualité deviennent du luxe ! De plus, qui peut encore vivre sous l’angoisse du lendemain qui déchante, puisque l’incertitude, la précarité et la perspective de l’effondrement sont les conséquences de ce système ?

Or, tout ce qui précède, nous le savions parfaitement dans les années 70.

En effet, de grands penseurs (parmi lesquels Bertrand de Jouvenel, André Gorz, Jacques Ellul, Yvan Illitch), qu’il faut lire, nous éclairent tout au long du 20e siècle sur la voie dans laquelle s’est engagée notre civilisation ; nous les avons occultés.

En 1972, le club de Rome, fondé en 1968 alors que s’essoufflent les « trente glorieuses » (années de boom économique après guerre), association internationale non politique, réunissant scientifiques , économistes, humanistes, fonctionnaires, etc. de 53 pays, publie un rapport intitulé : « The limits to growth » (halte à la croissance) et sur la base d’un modèle aussi complet que possible prédit que si la croissance matérielle observée se maintient au même niveau elle conduira à une diminution brutale de la population avant 2100, accompagnée d’une dégradation de vie des survivants. Ils mettent en garde contre l’augmentation de la population mondiale et l’épuisement des ressources naturelles.


Nous ne les avons pas écoutés !


Dans les années 70, des critiques à l’égard de la société de consommation (décrite par Hannah Arendt dans « La crise de la culture » comme une société de travailleurs-consommateurs qui risquent de se retrouver sans travail, et l’on pourrait ajouter aujourd’hui sans bientôt plus rien à consommer) se font jour. Mais cette dernière, au contraire s’est emparée de tous les pans de la société et a détruit les structures qui lui opposaient une résistance comme la cellule familiale.

Ce que nous avons vu croître avec cette société fondée sur une escroquerie intellectuelle et morale, ce sont donc l’imposture, l’irresponsabilité, le déni, l’obscurantisme, la régression spirituelle dans un monde voué à des forces matérialistes qui s’appuient sur l’individualisme le plus forcené voire même inconscient ; après avoir poussé les hommes à se comporter comme « des cigales qui chantent tout l’été » cette civilisation laisse les enfants de ces derniers « fort dépourvus » devant « l’hiver venu ».


2ème partie : les penseurs de la décroissance

Cette partie a été commencée le 7 octobre 2020 mais non terminée.

Pour résumer avant la synthèse ultérieure, il y a été question de la sagesse grecque et de la philosophie d’Epicure (vivre en limitant ses désirs à l’essentiel et en harmonie avec la Nature), de Rousseau qui, au moment même où l’idée du progrès émerge au 18e siècle avec les Lumières, nous met en garde contre les illusions d’une modernité dans laquelle l’homme oublie son appartenance à la Nature, sa proximité avec l’animal, et s’éloigne de la simplicité, de Marx qui, tout en étant très loin voire opposé à toute pensée à la base de l’écologie, décrit l’aliénation de la vie et du travail de l’ouvrier dans le système capitaliste (le thème de l’aliénation était essentiel dans la décroissance).

Enfin, la pensée de Bertrand De Jouvenel, auteur de « Arcadie, essai sur le mieux vivre » publié en 1968 est abordée.

De nombreuses interventions ont eu lieu, parmi lesquelles la question de l’optimisme et du pessimisme, la difficulté à vivre aujourd’hui en authentique décroissant alors que la technologie nous est imposée, le débat sur la nature humaine (référence à René Girard et aux désirs mimétiques) ou encore la pertinence du terme « décroissance » mal compris qui dessert la cause, ainsi que la dimension fondamentalement spirituelle de la décroissance qui consiste à résister aux sirènes de notre monde et exige de travailler sur soi-même.

La prochaine séance le 21 octobre 2020 traitera des apports d’André Gorz, Yvan Illitch et Jacques Ellul à la décroissance, ainsi que des théories de l’effondrement (qui ont abouti à la récente collapsologie).

Enfin la question de savoir ce que nous pouvons faire aujourd’hui avant que le pire ne s’installe sera posée.




A noter également...

Pensez à réserver dès maintenant la date de l'assemblée-débat suivante. Elle aura lieu le mercredi 4 novembre, même lieu même horaire. Le thème sera celui de la souveraineté monétaire et la dette. Il sera présenté par Ana Sailland qui était déjà venue nous rencontrer fin mai 2019 au parc de Remicourt. Nous vous en dirons plus ultérieurement...

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