Les mots sont ambigus

Ils sont l’expression de ce pouvoir propre à l’homme de penser le réel, de le décrire mais aussi de le travestir.

Dans un monde devenu absurde parce que fondé en permanence sur le déni du réel et de la vérité, les mots ne servent plus à penser ce qui est, mais à masquer le réel pour cacher l’origine des véritables problèmes.

En effet, le système de pouvoir en place n’a plus aucun lien authentique avec l’idéal républicain, celui des valeurs de liberté, d‘égalité et de fraternité qui devrait théoriquement guider toute action publique ainsi que la conduite du citoyen.


Notre République n’est plus que de façade

Elle est en effet depuis 4 décennies au moins grignotée et maintenant ébranlée dans ses fondations même par ceux qui étaient censés la « protéger » et la faire respecter :

En haut, une oligarchie (du grec : plusieurs, un petit nombre) s’est emparée de tous les pouvoirs (financier, médiatique, économique, idéologique) et règne par le pouvoir politique en faisant élire ses valets à coup de propagande. Elle est animée par la seule loi qui régit la puissance : se maintenir et se renforcer.



En lieu et place de la Nation, cette oligarchie a besoin d’un État faible pour faire son marché dans toutes les richesses et les biens communs de la Nation, progressivement privatisés.

Les politiques élus au sein d’un processus pseudo-démocratique doivent être au minimum sans résistance devant l’oligarchie, au pire complices ; ce qui est le cas avec l’actuel président qui organise la liquidation de tous les biens communs au profit de ses richissimes amis et donneurs d’ordre : privatisation de la Française des Jeux, vente du mobilier national, etc...

Mais pour assurer cette prédation il faut aussi un État fort sur le plan de la répression à l’égard de tout ce qui pourrait s’opposer à ces intérêts financiers sans aucun scrupule.

Il faut donc museler les intellectuels récalcitrants qui ne se soumettent pas à l’idéologie dominante et que l’on cache au grand public depuis 30 ans.



L’actuel gouvernement n’est composé que de serviteurs zélés du système idéologiquede prédation, chacun liquidant dans son domaine propre ce qu’il reste d’intérêt général.

Dans ce monde orwellien, le ministère du travail devient celui de la destruction de la protection des travailleurs, le ministère de la santé celui de l’organisation de la maladie et du service des intérêts commercieux des remèdes (cf chloroquine, tests sur le Covid 19).

Cette pseudo-République n’est plus que domination par « la com », le mensonge et la manipulation (cf Orwell 1984) et quand cela ne fonctionne plus, par la répression.


Parler de « violences policières » est donc une grave erreur sémantique et politique

Erreur qui ferait croire que la police, dans son ensemble, serait devenue violente, alors que nombre de policiers sont souvent les premiers sur le terrain à subir les violences d’une population qui n’a plus d’éducation ni de valeurs de respect dans des zones où l’ordre républicain n’est plus qu’un mythe.

Ce n’est donc pas les « violences policières » qu’il faut dénoncer mais la violence d’un gouvernement et de tout un système qui instrumentalise la police à des fins qui ne sont plus républicaines et dont le but n’est pas la survie de la France mais sa propre survie.



L’ordre républicain consiste à faire respecter la loi pour tout citoyen et en tout point du territoire parce qu’elle repose sur un Contrat Social : les citoyens acceptent la loi incarnant l’intérêt général.

En revanche, l’ordre oligarchique consiste à se servir de l’appareil d’État pour imposer par la force une politique et des lois qui ne sont plus consenties par une majorité de citoyens et c’est pourquoi la police doit devenir répressive à l’égard du peuple qui, après un long sommeil, semble enfin se réveiller et vient demander des comptes, en rappelant qu’il est le Souverain (à savoir que la loi doit être l’expression de la Volonté Générale, celle du peuple réuni en communauté délibérante) et non celle de l'arbitraire d’un homme (définition de la tyrannie chez Montesquieu) ni d’un petit nombre qui s’est attribué le pouvoir et l’a confisqué aux citoyens (oligarchie).


C’est de cette manière qu’il faut comprendre l’horreur de la répression des « Gilets Jaunes »

Rien n’est plus inquiétant pour le pouvoir en place que le réveil d’un peuple déterminé et persévérant, composé d’honnêtes citoyens qui travaillent, payent leurs impôts, etc... et commencent à se demander où passe la richesse collective produite par leurs efforts. Il faut donc d’abord minimiser la contestation, tenter de la récupérer, puis la discréditer de 2 façons : en laissant (voire en organisant) l’introduction de casseurs, pour faire passer les G.J. pour de dangereux sous-citoyens (combat vis-à-vis de l’opinion publique) ; d’autre part, en réprimant de façon brutale les manifestations : c’est ainsi que des citoyens en pleine santé se sont retrouvés privés d’un pied, d’une main, d’un œil, d’autres furent mis en garde à vue et en détention provisoire, et jugés avec une extrême rapidité !

Vous connaissez le proverbe chinois : « Lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ».

Lorsque l’on cible les « violences policières », l’imbécile défile en criant « personne n’aime la police » tandis que le sage observe, analyse et dénonce une France qui se délite, sombre dans la violence et le chaos, et dans laquelle chacun fait son petit marché ; qu’il s’agisse des trafics illicites, des lobbys communautaristes et « racialisés », des politiciens dont les discours sont aussi affligeants que leur lâcheté. Le chaos engendré ne dérange pas l’oligarchie ; elle s'en sert tant qu’elle peut continuer à régner car ce qui compte pour elle, c’est uniquement le fait que perdurent les conditions nécessaires à son règne : de ce point de vue, une guerre civile opposant des français entre eux ou des français à la police, est toujours préférable à une révolution d’un peuple déterminé et pacifique, capable de renverser l’oligarchie et de réinstaurer une politique fondée sur l’intérêt général et la volonté de remettre au centre de la société à la fois la vérité contre le déni et l’imposture et le bien commun contre tous les intérêts particuliers.

Le problème n’est donc pas pour le Sage celui des « violences policières » mais celui de la destruction de la République et de ses valeurs, qui touche toutes les institutions et qui a gangrené notre pays : en haut, des technocrates, issus de l’ENA pantouflent en transitant de la haute fonction publique à la direction des entreprises privatisées ou aux plus puissantes fonctions politiques.


Une alliance quasi indestructible s’est formée entre pouvoir de l’argent, idéologie et gouvernance politique

Les premières victimes de cette imposture « néo-libérale » qui visa autant les mœurs que la conscience du citoyen qu’il faut détourner du sens de l’intérêt général furent, au niveau des services publics, les enseignants qui se trouvèrent il y a 30 ans en situation de devoir gérer l’ingérable et priés de devenir des animateurs plutôt que des passeurs de savoir formant à la connaissance et à l’esprit critique.



On s’attaqua ensuite au service public de la santé, celui qui n’est pas soumis à la surenchère des honoraires et qu l’on jugea trop coûteux, en lui imposant un modèle d’entreprise privée ce qui est une absurdité.

De même, on mina une police dont la mission était de protéger la population dans le cadre d’un respect mutuel pour la doter d’armes de guerre (flash ball, LBD, grenades de désencerclement) en lui imposant là aussi un management complètement réformé.

C’est donc la substitution du modèle néolibéral au modèle républicain sous les directives de l’Union Européenne qui n’est qu’un vaste marché ouvert à tous les vents, et avec la complicité de politiques sélectionnés pour leur servilité, leur lâcheté et leur conformisme idéologique qui est la cause de nos actuels problèmes.


Nous sommes à un moment crucial de notre histoire

Nous avons depuis 50 ans détruit l’avenir au lieu de le construire.

Si nous dénonçons les « violences policières » au lieu de nous attaquer à la source même des problèmes, nous participerons à la pérennité de ce système qui ne peut que détruire le pays et l’avenir des enfants.

Il n’y a donc qu’une solution : que le peuple qui a encore des valeurs républicaines, soucieux de travailler pour le bien commun, s’unisse par-delà les différences sociales, « ethniques » et celles de leur métier respectif pour renverser les imposteurs qui occupent toutes les places et surtout le système qui les a mis en place, afin de remettre la société sur ses fondements.

Pour cela il suffit de s’armer de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et de demander son application ; de reprendre en charge et en main notre communauté de destin.



C’est le seul combat qui vaille, mais il est probable que ce soit un combat à mort. Car si ce système perdure, alors le peuple des honnêtes gens se retrouvera en situation d’esclavage généralisé, obligé de travailler sans droit social, en concurrence avec des immigrés sans culture politique, contraint de mettre ses enfants dans des écoles où l’on n'apprendra que ce qui sert le « système », surveillé par une police qui sera chargée de mettre au pas les récalcitrants, mais encore plus probablement pucé ce qui permettra un contrôle efficace et sans violence apparente, pendant que les zones de non-droit deviendront la norme de ce « Nouveau Monde ».

Et évidemment, ce peuple sera nourri par les multinationales, les pesticides, et pourra compter sur Big Pharma pour renforcer son marché et son emprise sur tous ceux dont la santé aura été détruite.


Mais sommes-nous encore capables de nous unir...

Pour établir notre indépendance, la démocratie et la restauration du bien commun dans une société de citoyens collectivement formatés par l’individualisme, le consumérisme et plus soucieux de leur sort particulier que de celui de la Nation, à laquelle certains ne croient même plus ?

Telle est peut-être la question...